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vendredi 30 août 2019

Ecrire c'est une passion




Certes, l'écriture ce n'est nullement le simple acte de prendre une plume et de commencer à griffonner des mots et à les mettre en papier sans principe et sans articulation. Ce n'est pas non plus une décision que l'on prend du jour au lendemain. L'écriture est avant tout une passion qui se travaille et qui nous est inculquée par notre entourage. Elle naît d'une relation d'amour qui nous relie aux livres et à la fréquentation de ce monde de savoir et de mots. Par conséquent, à force de lire et de découvrir des mondes différents qui ne se rencontrent que dans le mot, on finit par vouloir créer son propre monde par le même outil. Ainsi, le besoin d'écrire jaillit de ce va et vient dans les tiroirs des librairies, de cette odeur attrayante qu'on renifle dès qu'on tient un livre entre les mains, de cette phrase qu'on lit en ouvrant le livre par hasard. Ce faisant, après avoir beaucoup lu, le besoin de lire cède sa place à un besoin d'écrire, ou du moins les deux cohabitent dans un esprit hanté de mots et de leurs pouvoirs. Décider de lire c'est décider ultérieurement d'écrire. 

jeudi 29 août 2019


Ma publication dans le journal de l'Opinion dans la rubrique des jeunes. 

lundi 26 août 2019

Voyage


Je voyage,
Je me sauve de cette vie fatigante
Je suis le sillage d’un navire,
Perdu sans boussole
Qui, au bord de la mer,
Se débat contre des brumes immortelles
Pour s’en sortir,
Pour s’enfuir.

Je voyage,
A la recherche d’un autre univers,
Je fouille, je scrute et j’examine
Un monde qui n’a guère été découvert
En quête d’amour et de tranquillité.
J’entends l’écho d’une âme joviale,
Qui me donne une envie ardente,
De ne jamais m’arrêter et
De poursuivre mon exploration,
Avec plus de zèle.

Je voyage,
Je prends distance de ce monde désuet,
J’avance, je m’arrête et je contemple
Un passé qui déborde d’un rite mortel,
Dont on cherche à s’en défaire.
Je griffonne mes pas sur cette voie
Qui mène à l’Eden.
Pour me rappeler de ce chemin,
Tant désiré et tant convoité.

Tous droits réservés © 2017

Portrait d'amour


Sombre est la nuit,
Placide est mon âme
Dur est ton amour
Abscons sont les rêves
Qui peuplent mon sommeil

******* ******* *******
Si dur de patauger la nuit
Sur les décombres de l’oubli
Comme un aveugle sans bâton
Sans cortège et sans trompette
Ô amour d’antan,

******* ******* *******
Noctambules sont mes mots,
Griffonnent le portrait de ton amour
Frôlent l’appas de mon idole
Esquivent l’abandon
Des éternelles hypnoses

******* ******* *******
Ô amour platonique,
Des réminiscences jonchent l’esprit
Un tourbillon dans le cœur grandit
Une épave amarrée
Dans mon monde est égarée  
Une euphorie voilée

@ Mounsef Jebar
Tous droits réservés © 2016

Chant d'amour


Cette voix angélique
Qui me caresse le cœur
Trépide mon âme
Une lame acérée me transperce,
Ce corps chamarré et enjolivé,
M’avive
Eden juteuse d’amour
Submerge de lys,
Et de lavande,
Un champ grouille de rubis
Phalange de roses,
Débordent de nectar,
Qui ne perdront jamais leurs pétards,
Source de sève,
Miroitement de délice
M’affole
L’hymne, le chant et le silence, 
Dans mon cœur résonnent
Le cygne dans tes bras
Jamais il ne renonce,
M’affriole,
Mon âme en elle se repose,
Dorloté à outrance,
Que son silence, m’endolorit !
Que son absence, me dépérit !

@ Mounsef Jebar
Tous droits réservés © 2016

La nuit de noce


Aujourd’hui, c’est la nuit de noce
Les étoiles se rapprochent,
Si près que je peux les effleurer 
La lune navigue au-dessus de moi
M’éclaire de sa splendide lumière
Mon visage perle des larmes tièdes
Je les y ressens se refroidir 
La douceur du vent me caresse les joues
J’entends une mélodie venant de loin
Celle, des vagues déferlantes.

Aujourd’hui, c’est la nuit de noce
Mes mots brandissent dans l’air
Mes expressions délirantes,
Bouillonnent et tourbillonnent
Perdues dans la sphère de mes pensées
Mon esprit s’affole

Hélas, je suis perdu,
Dans un monde onirique
Cherchant la vie, fuyant la mort,
Rêve ! Qu’as-tu à me montrer ?
Qu’as-tu à me dire ?
J’ai beau frissonner,
Mon cœur s’est engourdi

@ Mounsef Jebar
Tous droits réservés © 2016

Le délire d'amour


Ton regard étanche ma soif,
Les rais de ton visage, éclairent mon chemin
La douceur de tes lèvres,
Me fait sentir ma jeunesse dans toute sa plénitude
Ton éclat me taraude,
Me pousse au summum de l’effervescence
Hélas ! Mes amours tumultueuses,
Me tourmentent autant qu’ils me donnent de la force
Oh ! Amour éternel !
Epargne-moi tes douces souffrances
Comble-moi de ton jouissance
Que ta présence s’estompe,
M’affaiblit et me transit
Tes couleurs se voient
Dans l’horizon se fondent
Formant un vortex !
Qui m’attire sans pitié.
Un champ en friche,
Dont les frontières sont floues.
Un verger submerge de délicieux souvenirs
Et de douleurs exquises.

@MounsefJebar
Tous droits réservés © 2016

Les Tourments



Pourquoi ce soir paraît-il différent que d’habitude ? Qu’y a-t-il pour se distinguer des autres soirs de ma vie ? La nuit semble plus longue que jamais auparavant ; les yeux écarquillés cherchent le sommeil dans une large pièce toute en noir, mille et une pensées bouillonnent dans mon esprit, Un frisson épouvantable de temps en temps me traverse le corps. Une voix retentit dans mon âme, me disant que quelque chose va se produire. Serait-ce un signe de mauvais augure ? Non ! J’hallucine, ce n’est rien, un peu de fatigue c’est tout. C’est peut-être parce que j’ai trop bûché pendant la journée ! Mais qu’ai-je fait pour être fatigué ! Je n’ai rien fait à part la lecture de quelques pages d’un livre. Pourquoi alors je me tiens gelé dans mon coin, les paupières n’ont même pas le temps de palpiter ; on dirait que mes yeux sont en train de regarder un spectacle affreux dont ils ne veulent manquer aucun moment.
Je fais défiler dans ma tête les événements de cette journée soit disant fatigante, de sorte que je puisse trouver une raison pour justifier cet invincible délire, ce moment d’insomnie infernal. Rien ne la diffère des autres.
J’entends une voix qui me paraît d’emblée bizarre, mais je me suis rendu compte qu’il s’agit du téléphone qui sonne pour la première fois aujourd’hui. Mais qui pourrait m’appeler à cette heure tardive. Je me lève à peine, mes deux pieds me manquent, j’insiste tout de même à aller répondre. Je vais à l’autre pièce où le téléphone est posé et je réponds :
_ Allô !
_ Allô, bonsoir.
_ C’est qui ?
_ Ne me dis pas que tu ne reconnais pas ma voix ? 
_ Non ! Je ne l’ai pas reconnue. Dis-moi alors ! T’es qui ? 
_ C’est Adel, ton ancien ami du quartier. Je viens de rentrer au Bled et j’ai voulu que tu sois le premier à en être au courant.
_ Oh Adel, ça fait un bail que tu ne m’as pas téléphoné, comment pourrais-je me rappeler de ta voix ! 
_ Allô, tu m’entends ? Allô ...
La voix semble interrompue, personne ne répond.
J’attends un instant, debout à côté du téléphone, sûr que Adel va appeler de nouveau et que la coupure de la ligne n’était qu’un petit problème de réseau. Dix minutes sont déjà passées et le téléphone n’a pas sonné, vingt minutes, trente minutes et quarante, que s’est-il passé alors ?
Je reviens vers ma place à pas lourd, espérons encore que le téléphone sonne de nouveau. Aussitôt arrivé, que des illusions commencent à affluer dans mon esprit. Le bourdonnement d’un aiguillon d’une montre pendue en face de moi s’incorpore avec l’obscurité effrayante de la pièce. Jamais je n’ai entendu un tel silence autour de moi, en sorte que mon cœur s’en effraie. Cela est largement suffisant pour créer une atmosphère pareille à celle que j’ai la coutume de voir dans les films d’horreur.  Je me demande, était-il vraiment Adel ? Ou plutôt, le téléphone a-t-il vraiment sonné ? Ne serait-ce pas un rêve, un cauchemar ? Suis-je éveillé ? Ou endormi ?